La cosmétique bio conjuguée au passé, au présent, au futur
janvier 11, 2010 by Marion
Catégorie : Bien être naturel et BIO

Avant, le bio c’était quoi ?… mes souvenirs sont flous! des plantes, beaucoup de plantes, des recettes de druides, une odeur et une texture pas toujours agréables, très peu de visibilité et très peu de reconnaissance : en gros un marché de niche pour initiés ou excentriques. Puis il y a eu cette courte période de transition, ou le bio s’est fait connaître, sous l’égide des labels notamment. Et le bio est devenu un pari, une hypothèse, un risque, une alternative.
Aujourd’hui il n’est pas un bio mais plusieurs !
…….voici ma liste très subjective des types de cosmétiques bio à l’heure actuelle :
- le bio star dérivée : un groupe décide de profiter de la tendance et crée sa marque, sa gamme ou en rachète une existante
- le bio de niche thématique : la marque se constitue autour d’un ingrédient particulier, autour d’une région du monde, ou d’un mode de fabrication
- le bio premium : allie luxe et nature pour une image très chic et sobre, voire un concept de personnalisation pour un public privilégié
- le bio en toute simplicité : nature et abordable
- le bio engagé : associe au produit bio une philosophie éthique, ou écologique
Justement, cosmétique biologique, cosmétique éthique, cosmétique écologiques, un vocabulaire de plus en plus utilisé mais à ne pas confondre !
Ces trois idées sont à la fois différentes et peuvent être complémentaires car ne caractérisent pas les mêmes éléments du produit.
Le biologique est un mode de fabrication, les ingrédients doivent être (à des pourcentages variés) issus de l’agriculture biologique, et respecter un cahier des charges qui par exemple interdit les paraben.
La notion d’éthique, quant à elle, a trait au processus de fabrication, au respect de la nature et des hommes. On parlera d’une marque éthique lorsqu’elle négocie, à l’autre bout de la terre, avec les propriétaires des terres agricoles d’où proviennent les ingrédients, pour des conditions de travail justes, et une transaction équitable (qui permette de faire marcher l’économie locale par exemple). Idem pour une marque ne démunit pas une région d’espèces végétales rares, ou qui participe à la re-plantation.
Enfin une cosmétique écologique prend en compte et tente de diminuer la pollution due à la fabrication du produit, à l’acheminement des ressources, aux déchets. L’emballage est également un moyen de réduire son empreinte écologique avec des cartons recyclés, des packaging recyclables, moins d’encre, des recharges, et encore mieux pas d’emballage!
Comment composer le bio au futur ? personne ne le sait, mais on peut émettre des hypothèses… (peut-être un peu farfelues)
- la loi du marché n’épargnera pas le bio et les cosmétiques bio, actuellement proche de leur apogée, vont s’essouffler pour laisser la place à d’autres concepts
- le bio va se dédouaner de son étiquette "à part" et deviendra une condition évidente dans les choix des consommateurs
- le bio va devenir encore plus biologique
- le bio se fera technologie et à la place du botox on s’injectera des doses de calendula bio (je dérape ?)
Pour résumer, la beauté bio est très médiatisée, malheureusement parfois plus pour la polémique que pour de l’information seule. Ce qui est vrai c’est que les consommateurs achètent plus bio, mais ne connaissent pas bien les limites entre le bio et le naturel. Plus généralement, je dirais qu’au delà des convictions, la beauté est histoire de plaisir et de goût. A chacun et chacune de trouver son bonheur parmi la multitude de produits qui existent.






gem on lun, 11th jan 2010 4:21
Très intéressant votre article, ca synthétise un peu
Bonne continuation
Nelly on mar, 12th jan 2010 9:39
Merci c’est encourageant